Archive for the ‘Déchets’ Category

mars 31, 2008

je suis sûre que vous connaissez Michael Reynolds, l’architecte un peu fou qui construit des maisons autonomes avec tout ce qui lui passe sous la main : canettes de bières, pneus de voitures, bouteilles d’eau et j’en passe. Michael Reynolds a fondé le concept d’Earthship biotecture, un terme bien étrange qui désigne la construction de maisons passives à partir de matériaux naturels ou issus de la récupération. Michael Reynolds est un partisan des énergies renouvelables et des systèmes intégrés de gestion des eaux. Cela donne toujours des construction plutôt étranges (mais uniques) source de nombreux conflits avec les autorités. Voilà le genre de maison qu’il fait :

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Un DVD, « Garbage Warrior » présentant son travail sortira le 2 avril 2008, de quoi rêver un peu…

Je vous laisse vous plonger dans son site Internet, il est passionnant! Si son travail vous plaît, vous pouvez participer à l’un de ses séminaires, ou encore réserver quelques nuits dans « The Phoenix », qui est son dernier exemple d’earthship biotecture. Ça doit être une bonne expérience!

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Garbage Warrior

Earthship Biotecture

Gestion des déchets en Vendée

mars 21, 2008

Alors que certains projets d’incinérateurs sont toujours en cours, certaines villes et communes font de la résistance et trouvent des solutions intelligentes pour traiter leurs déchets…notamment Saint-Philbert-de-Bouaine en Vendée. Alors que la construction d’un incinérateur était en question, les populations se sont massivement opposés à la création d’un tel centre sur leur territoire. Après une période de concertation avec les différents instances locales et régionales, un centre de compostage collectif de 2500 m2 à été ouvert en 2002. Une campagne de sensibilisation a été lancée et tout le monde s’y est mis. Trois fois par semaine, les habitants viennent déposer les déchets fermentescibles au centre de compostage. Après la pesée des déchets, chaque passage est noté sur une carte de fidélité détenue par les habitants. En 2006, Saint-Philbert-de-Bouaine a produit 70 tonnes de compost qui ont été utilisées poru les besoins communaux et redistribuées gratuitement aux habitants.

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Il faut noter qu’il n’y a toujours pas d’incinérateurs en Vendée…et qu’alors que chaque français jette en moyenne 400 kilos de déchets par an, un habitant de Saint-Philbert-de-Bouaine n’en jette que 135 kilos. La commune vient de créer une association pour promouvoir le compost de proximité au niveau régional, « Compost Citoyen » et entend aujourd’hui ouvrir un parc éolien…excellent!

Voilà quelques liens pour plus d’infos sur Saint-Philbert-de-Bouaine, mais aussi sur l’incinération…

Fédération ecocitoyenne de Vendée

Déchets : le compostage à Saint Philbert de Bouaine

Saint-Philbert-de-Bouaine : Laboratoire des déchets fermentescibles

Compost à St Philbert de Bouaine

France Incinération

CNIID

Bonne idée récup!

mars 19, 2008

Au cours d’une randonnée dans les Pyrénées, je suis tombée sur un bon exemple de récupération. Pas mal non?

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The story of stuff

mars 12, 2008

Voilà un site que j’ai découvert ce matin sur « l’histoire des choses ». Une animation de 20 minutes sur le cycle de vie d’un produit : de l’extraction des matières premières au traitement en fin de vie. The Story of stuff expose l’interdépendance des problématiques économiques, environnementales et sociales et nous appelle à créer un monde plus durable et plus juste. Annie Leonard nous propose une alternative au schéma classique de consommation de tous les biens et services que nous produisons…

Je vous laisse regarder, c’est pas mal fait!

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Story of stuff

Rubbish Busters

mars 12, 2008

Tandis que je lisais un numéro d’Ekwo, je suis tombé sur un article sur les « Rubbish Busters ». J’avais déjà vu ça quelque part, mais je ne m’en souvenais plus et voilà que je retombe sur cette initiative! Excellent, je vais pouvoir vous en faire profiter! Le concept n’est pas très éloignée de Garbage Scout dont j’ai parlé plus tôt.

RubbishBusters est née d’une idée portée par un groupe d’amis, sensibles à la qualité de notre environnement et au respect de la nature. L’objectif n’est pas de faire de grands discours sur l’environnement et le développement durable, mais de passer à l’Action (oui avec un grand A!). C’est le maître mot de ces chasseurs de déchets. L’idée est de repérer et de localiser des décharges sauvages, de les signaler sur le site rubbishbusters, les équipes de rubbish busters se chargeront alors de gérer la collecte de ces déchets et de nettoyer le plus de nature souillée possible.

Aujourd’hui, 114 sites pollués ont été recensés, 12 ont été nettoyés. Cela correspond à 1700 litres de déchets ramassés et à 12h de travail…Ici à Bruniquel Village :

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Si vous voyez un site pollué près de chez vous, mettez vos gants et zou! Au travail!

Rubbish Busters

Penser avant de jeter!

mars 4, 2008

Garbage Scout est une idée intéressante, mais rappelons qu’il existe des systèmes comme Freecycle ou encore Recupe.net qui permettent de donner les objets que vous ne voulez plus et qui feront la joie d’autres personnes. Et sinon, il existe sûrement une ressourcerie près de chez vous, où déposer vos vieilleries qui seront transformées, réparées et réinsérées dans le circuit de la consommation! Encore une fois, il doit exister d’autres sites proposant les mêmes services, alors n’hésitez pas à partager l’info!

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Freecycle

Recupe.net

Les scouts des poubelles, toujours prêts?

mars 4, 2008

« GarbageScout » est une initiative intéressante qui vient de New York. L’idée est née du constat que les rues sont souvent pleines de trésors! Chaque jour, du mobilier, de l’électroménager et d’autres trucs en tous genres sont jetés dans les rues. Parfois des objets en état de marche sont mis dehors pour la simple raison qu’ils ne sont plus du goût du propriétaire.

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Le concept est simple : Si vous voyez un objet en bon état, qui pourrait encore servir, prenez une photo, mettez là en ligne sur Flikr apostrophé de l’étiquette « Garbage Scout », elle sera ensuite envoyé vers le site. Garbage Scout recense alors les différents objets avec photos, descriptions et situation géographique précise à l’appui. Après, à vous d’aller vous servir!!

Garbage Scout

Faire son compost en ville…

février 29, 2008

On jette tous des kilos d’ordures chaque année, 350 kg par personne en moyenne. Nos poubelle débordent de déchets : emballages en tous genres, papier, journaux, magazines mais aussi déchets putrescibles…Voici une petite répartition réalisée par l’ADEME.

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Ces déchets putrescibles qui finissent la plupart du temps en décharge ou dans les incinérateurs sont pourtant précieux. Précieux parce que compostables. Nos résidus alimentaires et nos résidus de jardinets se décomposent à notre plus grand plaisir pour donner un bon humus que l’on peut utiliser dans nos tous petits jardins en ville. C’est un processus naturel qui ne coûte quasiment rien…classe non?

Vous aussi vous aimeriez pouvoir faire du compost chez vous ? Malheureusement en appartement, ce n’est pas forcément chose aisée, entre les odeurs, la place nécessaire, on n’a pas forcément les bonnes conditions pour pouvoir faire son compost dans notre mode de vie urbain. Il existe cependant des composteurs d’appartement qui vont nous permettre de valoriser nos déchets à la maison.

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Can-O-Worms est un lombricomposteur très efficace. Vous avez bien lu…c’est un lombricomposter…ça veut dire qu’il faut accepter de partager son appartement avec une troupe de vers ;-). Le lombricomposteur est très simple à utiliser, pas besoin de vérifier la température, l’humidité, pas besoin de remuer…ce sont les vers qui font tout le boulot! Le composteur est équipé de plusieurs tiroirs, ce qui permet de faciliter son utilisation et de voir en un coup d’œil l’état d’avancement du processus de compostage. En quelques semaines, on obtient un beau compost sous forme solide mais aussi liquide. Le lombricomposteur est équipé d’un petit robinet qui permet de recueillir de l’engrais liquide concentré. Le Composteur est livré au départ avec 500 vers qui peuvent composter 125g de déchets par jour, mais il peut accueillir jusque 6 000 vers (qui se régaleront de 1,5kg de déchets par jour en moyenne, soit environ 45kg par mois).
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Toujours dans la version « vers », il existe le « beautious bamboo worm bin », un composteur un peu plus design conçu par Daryl Hannah (DHLoveLife). Le principe est le même qu’avec le Can-O-Worms, sauf que c’est plus esthétique…et que ça coûte beaucoup, beaucoup plus cher, soit 895 US$…
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Pour ceux qui sont réticents à partager leur maison avec des centaines de vers, il existe le composteur proposé par NatureMill. Le composteur est relativement petit, il tient facilement dans une petite cuisine. Il permet de traiter 55kg de déchets par mois, ce qui est plutôt important (plus que les deux lombricomposteurs précédents). Il est aussi simple d’utilisation que la Can-O-Worms, voire même plus. Il suffit de placer les déchets dans le bas supérieur, la machine s’occupe de tout. La température est réglée automatiquement, les déchets sont remués régulièrement et une petite lumière indique quand le cas de composte doit être vidé. Un filtre à charbon a été installé pour être sûr qu’aucune odeur ne pourra se dégager. Bref, c’est un jeu d’enfant. Le seul (petit) problème est que le composteur est électrique et qu’il ne marche pas sans électricité (il ne consomme que 5KWh par mois).
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Pour terminer, les trois composteurs sont fabriqués à partir de matériaux recyclés et recyclables, ce qui est un bon point!

Can-O-Worms

The Worm Man

DHLoveLife

NatureMill

 

Bed Zed à Londres, un classique !

février 27, 2008

Vous connaissez tous l’exemple anglais d’éco quartiers!? C’est pas grave on en remet une couche juste pour le plaisir!

Le village écologique BedZED (Beddington Zero Energy Development) comprend 82 logements et 2 300 m2 de bureaux et commerces, il a vu le jour dans la banlieue en 2000 à Sutton, au Sud de Londres. Des promoteurs immobiliers engagés dans le développement durable ont créé ce village écologique pilote pour démontrer que « l’habitat peut être pensé et construit sans dégrader l’environnement ». Pour évaluer l’impact environnemental de BedZED, les concepteurs ont réalisé une analyse de cycle de vie du village en développant des principes écologiques forts (habitat sain, énergies renouvelables, gestion rationnelle des déchets, transports doux) et des concepts sociaux spécifiques (participation citoyenne, accessibilité, mixité sociale).

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Les logements a été conçus en termes d’efficience énergétique et de qualité de vie : choix des matériaux d’isolation, système de ventilation et de récupération de la chaleur, orientation des bâtiments par rapport au soleil, système de récupération des eaux de pluie pour les toilettes et les jardins, traitement biologique des eaux usées, toits verts, installation de panneaux photovoltaïques et combustion de bois de récupération pour fournir l’énergie électrique et thermique, espaces verts individuels et collectifs. À cette réflexion s’ajoute le principe de boucle locale : 90 % des matériaux proviennent d’un périmètre de moins de 50 km et sont recyclés et valorisés au maximum et au plus proche. Les déplacements sont réduits au minimum : les commerces et le réseau de transports publics sont accessibles à proximité, il existe un club de partage de voitures, des bornes de recharge pour les véhicules électriques, un système de livraison de produits frais et issus de l’agriculture biologique, etc.

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La réalisation du projet aura coûté plus de 15 millions de livre Sterling, un investissement important au départ, qui s’avère cependant très économique sur le long terme. Si l’on compare BedZED à des habitations classiques, la consommation énergétique totale a été réduite de 70 %, les dépenses liées au chauffage de 90 % et le volume des déchets de 75 %. De cette façon, BedZED aura réussi à réduire son empreinte écologique de 50 %. BedZED est la preuve que mettre en pratique le développement durable à l’échelle d’une ville est possible sans pour autant être synonyme de coûts exorbitants et de perte de confort. BedZED n’est pas un îlot pour familles aisées, les logements ont tous été vendus ou loués à des prix équi- valents à ceux du marché classique. Les promoteurs ont pu avoir un retour immédiat sur l’investissement à travers les revenus fournis par les activités de commerces et de bureaux développés dans le village.

Une bonne source d’inspiration, non?

BedZed

BedZed sur Flickr

Green NYC

février 20, 2008

Je viens de tomber sur les ambitions de la ville de New York que l’on trouve dans le PLANYC 2030. « Small Steps, big strides ». Voici une vidéo de présentation qui pourra vous donner envie de creuser davantage!

La plan présente une grande quantité de mesures bien ambitieuses, voici les principales :

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PLANYC

Du distributeur de boissons au recyclage

février 19, 2008

Le traitement des déchets est un sérieux problème! Ce n’est pas une surprise, aujourd’hui nos poubelles débordent générant pollutions, nuisances et gaspillage de matières et d’argent. Inutile de rappeler que chaque Français produit en moyenne 353kg de déchets par an (chiffre 2004 – Ademe) et que sur cette quantité résiduelle, 290kg sont incinérés ou enfouis. Malgré les grandes ambitions de la France, les filières de recyclage et de valorisation peinent à se mettre en place.

L’initiative dont je parle aujourd’hui est intéressante pour encourager la pratique du recyclage. C’est une sorte de retour à la consigne. Il s’agit d’un distributeur de boissons d’un nouveau genre : il permet aux consommateurs de boissons de rendre son emballage vide à la machine. Les distributeurs reprennent les canettes en aluminium, les bouteilles plastiques et même les bouteilles en verre. La révolution tient au fait qu’en échange de la canette ou bouteille vide, le consommateur a le choix de se faire rembourser une certaine somme en liquide directement par la machine ou de créditer une carte de fidélité qui lui donnera des points et des bonus à terme…le seul problème est que chaque canette ou bouteilles doit être remis à son distributeur d’origine. En effet, le consommateur doit impérativement rendre sa canette dans le distributeur dans lequel il l’a acheté…À part ça, l’idée est plutôt bonne, surtout quand on pense au nombre de distributeurs qui se baladent dans le monde !

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Quelques rappels importants concernant le recyclage du plastique, de l’aluminium et du verre :
-> L’aluminium est un élément abondant dans la croûte terrestre, mais il se trouve rarement sous sa forme pure. La bauxite est le minerai le plus utilisé pour obtenir de l’alumine, matière intermédiaire nécessaire à la fabrication de l’aluminium. Elle est formée par l’altération rapide des roches granitiques en climat chaud et humide (Guinée, Australie, Jamaïque). Il faut entre quatre et cinq tonnes de bauxite pour obtenir environ deux tonnes d’alumine qui, à leur tour, donneront une tonne d’aluminium. La production d’aluminium vierge est particulièrement polluante, l’industrie rejette des fluorures, des hydrocarbures, du dioxyde de soufre et de gaz à effet de serre de 1 kg d’aluminium entraîne le rejet de 3 à 5 kg de gaz à effet de serre. L’aluminium est recyclable à 100%, avec une économie d’énergie de 95% par rapport à celle nécessaire à la fabrication de l’aluminium primaire. Le recyclage de l’aluminium est beaucoup moins coûteux que l’extraction à partir du minerai de bauxite. Et 1 tonne d’aluminium recyclé permet d’économiser 4 tonnes de bauxite. Ainsi, le recyclage de 1 kilo d’aluminium peut faire économiser environ 8 kilos de bauxite, 4 kilos de produits chimiques et 14 kWh d’électricité…et aussi permet de préserver les ressources naturelles de bauxite.

-> La bouteille en plastique de son côté est une fille du pétrole. Le pétrole brut pompé dans les mers ou sous la terre est envoyé dans une raffinerie. Il est alors chauffé dans un four à 385°C puis envoyé dans une tour de distillation. En raffinant le pétrole, on obtient du fioul, du gazole, du kérosène, de l’essence ou du naphta. C’est ce produit qui va servir à faire le plastique (mais aussi des parfums, des produits de beauté, des engrais, des médicaments, des insecticides et des lessives, hmmmmm ! miam miam !). Le naphta est mélangé avec de la vapeur d’eau, puis chauffé à 800°C et aussitôt refroidi. On obtient ainsi des monomères (petites molécules) qui sont assemblés pour former des polymères. La matière plastique est alors créée. Les bouteilles sont alors mises en forme par injection ou par extrusion, elles sont en PET (PolyEthylène Téréphtalate) ou PEHD (PolyEthylène Haute Densité). La part du plastique recyclé dans la production globale est de 7 % en France, ce qui est très très, trop peu. Les bouteilles plastiques qui auront la chance d’être triées seront acheminées vers différentes usines de recyclage où broyées et mélangées à la matière plastique vierge, elles deviendront de nouveaux objets : vêtements en fibre polaire, rembourrage d’anoraks, d’oreillers, de couettes, moquettes, panneaux d’isolation acoustique, gaines de passage de câbles, tuyaux…

-> Le recyclage du verre est bien installé en France. C’est une bonne chose compte tenu de l’énergie nécessaire à la fabrication du verre. 50 % du verre d’emballage est recyclé en France (la proportion varie selon les pays : de 22 % au Royaume-Uni à plus de 80 % en Allemagne, aux Pays-Bas et en Suisse – toutes les bouteilles sont consignées en Allemagne et en Suisse).

Reverse Vending Corporation