Gestion naturelle des eaux de new York

Je ne sais pas si vous avez lu le Hors Série du Monde Diplomatique, l’Atlas de l’environnement, mais un article très intéressant portait sur la gestion de l’eau dans la ville de New York. Depuis plus de 10 ans, New York a fait le choix d’un gestion naturelle et écologique de son eau. Elle avait le choix entre créer une nouvelle usine de traitement des eaux et privilégier les fonctions des écosystèmes des bassins versants. 10 millions de New Yorkais sont alimentés en eau potable par le bassin versant Catskill-Delaware, un ensemble de 5000 kms2 de vallées cultivées et de montagnes couvertes de forêts. Cet écosystème pompe et filtre quotidiennement 6,8 milliards de litre d’eau purifié, ce qui permet de subvenir à 90% de besoins de New Yorkais. Les forêts de Catskill-Delaware filtre l’eau, mais permet également de stabiliser la production quotidienne d’eau potable en atténuant les risques d’inondations, elles limitent l’érosion des sols, abritent la faune et la flore et enfin stockent le carbone.

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Cet écosystème a été souvent menacé, mais aujourd’hui la ville fait de grands efforts pour le protéger, consciente que la construction d’une usine coûterait à la ville un investissement de 6 à 8 milliards de dollars, sans compter les 300 à 500 millions de dépenses annuelles d’exploitation et d’entretien. Par comparaison, l’assainissement des bassins versants n’a coûté « que » 2 milliards de dollars, cela comprenait les coûts d’acquisition des terrains autour des réservoirs afin de préserver les forêts et les zones humides qui font tampon contre la pollution, ainsi que l’attribution de crédits aux propriétaires fonciers locaux pour l’entretien de forêts.

Même si cela ne s’est pas fait avec grande facilité, la victoire est triple : Les citadins ont une eau de qualité à moindre coût, les ruraux sont rétribués pour leur gestion des terres et pour leurs actions de protection des écosystèmes et les résidents de New York et de ses environs peuvent profiter de paysages naturels protégés. Aujourd’hui l’expérience a fait des émules, des actions similaires sont menées au Mexique, en Allemagne, en France ou encore au Costa Rica où 20 000 résidents et entreprises installés près de la capitale acceptent de payer un peu plus cher leur eau pour investir dans la conservation des forêts situées autour de la ville.

New york department of envrionmental protection

Monde diplomatique

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