Il y a plusieurs mois, j’ai découvert le travail du photographe Chris Jordan. J’ai tout de suite adoré son approche de la (sur)consommation.
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Ce matin, je suis tombée sur le travail de Michael Wolf et là aussi j’ai été pas mal impressionnée par ses clichés sur la densité de population en ville et sur la fabrication des jouets en Chine.
Ça n’a rien à voir avec le reste, mais c’est pas grave! Voici le travail d’un designer turc, Sevin Coskun. “Washup” est une machine à laver intégrer à un système de chasse d’eau de toilettes. Sevin Coskun a voulu surligner sur notre (sur)consommation quotidienne d’eau en réutilisant au maximum les eaux usées. le “Washup” est aussi une solution à la densité urbaine où il est bon de tirer parti des petites surfaces de nos appartements ; ici, la machine à laver est installée au dessus des toilettes…je suis pas forcément sûre de la trouvaille, mais bon…faur l’utiliser avant de juger!
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Sinon, il y a aussi la version lavabo intégré dans la cuvette des toilettes. C’est un autre style, qui ne doit pas être des plus confortables, mais bon…Je vous laisse regarder davantage sur le site de Camora.
Le dernier petit billet pour aujourd’hui. Une petite note poétique car je viens de découvrir le travail des Urban Curators et je trouve ça très chouette!
Les Urban Curators célèbrent l’environnement urbain délabré et mettent en valeur la beauté des petites choses de la ville…Ils mettent des instants de beauté sous cadre et les accompagnent d’une petite légende. Foncez Sur leur site et régalez vous, c’est tout simplement excellent!
Toujours dans la série green guérilla, la démarche japonaise est intéressante. Ici, il n’est pas question de planter des fleurs et de verdir les parterres, mais plutôt de disséminer des petits pots de fleurs à travers la ville! C’est tout aussi esthétique.
Il faut reconnaître que Tokyo n’est pas une ville verte. Le gouvernement Japonais a révélé que des villes comme New York, Vancouver ou encore Londres comptaient de 26 à 29m2 d’espace vert par habitant, alors que Tokyo en compte environ 5m2. Si je me souviens bien, la norme internationale admise par l’OMS est de 10m2 d’espace vert par habitant. On comprend pourquoi certains urbains jardiniers japonais mettent des pots de fleurs partout où ils peuvent!
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Certains vont même jusqu’à habiller des poteaux avec des troncs d’arbres…
J’ai parlé des guérillas gardening et des graffitis propres, voilà un petit mix des deux : les green graffitis! Ça aussi c’est vraiment intéressant comme démarche…Edina Tokodi est une artiste de rue qui a de grandes préoccupations écologiques. Elle a eu l’idée de faire de la mousse une nouvelle forme de graffiti. Elle met surtout des animaux ou des formes de camouflages au mur, un travail visuel accrocheur qui peut aussi être touché et ressenti par les passants. L’objectif semble être de reconnecter les urbains avec la nature.
Un petit mot de l’artiste : “je pense que notre distance de nature est déjà un cliché. Les habitants de ville n’ont souvent aucun rapport avec les animaux ou la verdure. Comme un artiste public je me sens le devoir d’attirer l’attention sur des insuffisances dans notre vie quotidienne. En tant que cultivatrice de sensibilité eco-urbaine, je vais habituellement visiter les sites sur lesquels je mets mes plantes et mes mousses pour les réparer parfois, mais rien plus généralement. Ils ont généralement assez d’eau et d’air. J’aime également les laisser vivre seuls. Dès que je les mets sur la rue, ils commencent à avoir leur propre vie. La réaction des passants est également très importante. Je suis curieux de voir la façon dont les gens les reçoivent, de voir s’ils les laissent tranquille, s’ils veulent prendre soin d’eux ou les démanteler. C’est ce qui rend mon travail semblable au graffiti, bien que je recherche une signification sociale plus profonde et un dialogue avec des mémoires des animaux et des jardins de mon passé dans une petite ville en Europe centrale. Je crois que si chacun avait un jardin de leurs propres à cultiver, nous aurions une relation beaucoup plus équilibrée à nos territoires. Naturellement, un jardin peut être beaucoup de choses.” A méditer!
La démarche des Heavy Petal est similaire ;-). Ils s’expriment avec de la mousse également, mais privilégient des messages texte et non des images d’animaux. Vous pouvez visiter leurs sites pour apprendre à faire vous même vos tags de mousse. Je crois que je vais essayer moi!
J’aime beaucoup les phénomènes de guérillas urbaines. J’ai aimé les Flash mob, les pillow fights, mais là je suis dingue des guérillas gardening!
Le concept des guérillas gardening est simple : verdir ou reverdir les endroits négligés de la ville. Le phénomène est surtout développé à Londres, à New York et dans d’autres villes américaines où des bandes organisées sévissent depuis des années. Malheureusement je n’ai pas encore trouvé d’exemples de ce genre de manifestation jardinière en France. Bref, si vous voyez en plein milieu de la nuit, des bandes de jeunes jardiniers bêchant et plantant des arbres et des fleurs, ne prenez pas peur ;-), ils sont pacifiques. Certains parlent de guerre de gazon d’autre de geste poétique, mais peu importe l’essentiel et de voir des villes un peu plus vertes, des villes où les plus petits espaces, aussi insignifiants soient ils sont des jardins potentiels!
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Si quelqu’un a envie de monter une petite opération de guérilla gardening ou a des infos plus précises sur le sujet, qu’il n’hésite pas!
En Allemagne, en Suisse ou encore en Belgique toutes sortes de choses sont distribuées dans les distributeurs automatiques, boissons, goûters, préservatifs et même des chambres à air! Vous m’avez bien lu, la société allemande Schlauchomat met à disposition des cyclistes des distributeurs de chambre à air de toutes tailles…de quoi crever n’importe quand ;-)
Voilà un concept de graffiti intéressant : le graffiti propre, ou encore “Reverse Graffiti”! Vous avez bien compris, il s’agit d’écrire un message publicitaire (ou autre) sur les murs, les trottoirs d’une ville en les nettoyant ;-). Le contraste entre le message “propre” et le reste de la surface est saisissant. Les graffitis étant illégaux, on se demande si cette forme de nettoyage sera également considéré comme un crime!?
L’agence Symbollix s’est spécialisée dans la communication propre en ville…voilà ce que ça donne pour des marques comme Smirnoff, Size, Big Brother ou encore X Box.
Je vous laisse aussi regarder cette petite vidéo venue du Brésil dans laquelle Alexandre Orion se livre à une session de graffiti dans un des tunnels de la ville. Il est seulement équipé de chiffons mouillés et c’est en nettoyant la surface qu’il fait apparaître ses dessins. Sur la vidéo on voit la police arriver, mais que dire à ce jeune homme qui n’a ni bombes, ni peintures…
Faire du sport en ville? du vélo, de la course à pied, de la piscine, oui…mais c’est bien commun tout ça…pourquoi ne pas surfer en ville? A Munich, à deux pas du musée “Haus der Kunst”, coule un canal au débit important créant une vague naturelle. Un bon spot pour les surfeurs urbains qui doivent tout de même faire la queue…;-)
Les stations de métro ou de train deviennent des endroits prisés par les architectes et les designers, au plus grand plaisir des voyageurs…Partout dans le monde ils transforment les architectures des plateformes principales de transports; une bonne façon de sublimer un trajet quotidien, morne et triste!
En 2005, le collectif Rebar, regroupant des designers, des créateurs et des activistes à San Francisco, a créé le PARK(ing) Day. Ils ont décidé de payer une place de stationnement pendant toute une journée et de la transformer en espace vert public. Il voulait sensibiliser leurs concitoyens sur l’organisation de l’espace public, trop largement réservé aux automobiles. Ils se battent pour améliorer l’espace urbain et pour rendre les villes plus agréables.
Le concept n’a pas changé, il a même pris beaucoup. Le dernier PARK(ing) Day, qui a eu lieu en septembre, a été suivi par des milliers de personnes à travers le monde. 180 PARKs ont été construits dans 47 villes autour du monde (58 PARKs à San Francisco, 45 PARKs à Los Angeles et 25 PARKs à New York). Je n’en ai pas vu à Paris…et vous?
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L’année dernière, pour marquer le coup, le collectif a conçu un “parc à pédales”. Ils ont fait le tour de San Francisco…